
Portée par l’émotion suscitée par l’affaire Lyhanna, une vague de manifestations a déferlé samedi dans toute la France pour dénoncer les violences sexuelles et réclamer une « loi-cadre intégrale » sur le sujet. À l’appel de 180 associations féministes et de défense des enfants, des milliers de personnes, souvent venues en famille, ont défilé dans environ 110 villes. À Paris, la marche partie de la place de la Bastille pour rejoindre Nation a rassemblé 100 000 personnes selon les organisateurs, qui parlent d’une « mobilisation historique contre les violences sexuelles ». La préfecture de police a, elle, comptabilisé 6 440 manifestants dans la capitale.
En province, les organisateurs revendiquent également 110 rassemblements, de Nantes à Bordeaux en passant par Toulouse, pour un total de 10 700 participants d’après une source policière. À Rennes, 200 à 300 personnes se sont réunies dans la matinée. Parmi elles, François Rouillard, 43 ans, père de deux filles, dit souhaiter « un peu plus d’éducation au niveau de l’école » et, plus largement, que l’on parle davantage « du rapport hommes-femmes, du respect ». Dans les cortèges, les slogans ciblent à la fois la protection des mineurs et les moyens de l’État : « La vérité sort de la bouche des enfants », « 160 000 enfants, que faites-vous ? », « Darmanin, des moyens ! » résonnaient sur des musiques d’Angèle et Clara Luciani.
Au-delà de la démonstration de force, le cœur des revendications porte sur un changement de méthode législative. Les associations réunies exigent une loi « globale », et non plus des « mesures et des lois parcellaires, dictées par l’urgence d’affaires successives ». Elles appellent à un texte pensé « à 360 degrés » pour lutter contre les violences sexuelles, depuis la prévention et la formation jusqu’au traitement judiciaire et à l’accompagnement des victimes, en particulier les plus vulnérables. Dans les rangs des manifestants, certains dénoncent une justice « sous-dotée en moyens » et une prise en charge qui, selon eux, fait peser une forte charge sur les plaignants, comme en témoigne cette lycéenne de 17 ans racontant les difficultés rencontrées lors du dépôt de sa plainte pour viol.
La forte mobilisation place l’exécutif et le législateur sous pression alors que les critiques se multiplient sur la réponse institutionnelle aux violences sexuelles, notamment dans les écoles et au sein des familles. Des manifestants affirment être directement touchés par des agressions survenues dans les établissements de leurs enfants et pointent des responsables politiques accusés de « faire semblant de prendre des mesures ». Les organisateurs préviennent qu’ils ne se satisfont plus de réponses jugées fragmentaires et entendent maintenir la pression pour obtenir une loi-cadre intégrale, sans préciser de calendrier mais en faisant de cette journée une étape dans un rapport de force appelé à durer.

Bayern stellt seine Heimatpolitik auf ein neues Fundament: Mit der weiterentwickelten „Heimatstrategie 2033“ will der Freistaat seine regionalen Strukturen stärken, gesellschaftlichen Zusammenhalt sichern und dabei vor allem den bayerisch-tschechischen Grenzraum stärker in den Blick nehmen. Finanz- und Heimatminister Albert Füracker (CSU) sieht darin eine Fortschreibung der 2014 gestarteten Heimatstrategie, die nun angesichts neuer Herausforderungen angepasst und ausgebaut werden soll. In Nürnberg präsentierte er dazu ein umfangreiches Maßnahmenpaket, das sowohl Kommunen als auch engagierte Bürgerinnen und Bürger gezielt einbinden soll.
Füracker verweist darauf, dass sich in der Grenzregion zu Tschechien bereits viel getan habe, aber weiterhin erhebliches Potenzial schlummere. Dieses wolle man „gemeinsam mit den Menschen“ besser nutzen. Bayerns Erfolgsmodell beruhe auf wirtschaftlicher Leistungsfähigkeit, Innovationskraft und starken Regionen, aber ebenso auf sozialem Zusammenhalt, gelebten Traditionen und einem starken Ehrenamt, so der Minister. Ziel sei es, das besondere Lebensgefühl im Freistaat – in Stadt und Land – langfristig zu sichern und zugleich die Widerstandskraft der Regionen zu erhöhen.
Einen Schwerpunkt der „Heimatstrategie 2033“ legt die Staatsregierung auf Personen, die sich vor Ort in besonderer Weise engagieren. Bereits im Juni ist das Forschungsvorhaben „Heimat-Kümmerer“ gemeinsam mit der Technischen Hochschule Nürnberg angelaufen. Es soll Schlüsselpersonen identifizieren, unterstützen und vernetzen, die ihre Heimat aktiv mitgestalten. Ergänzend ist für den Herbst 2026 eine Bürgerumfrage zum Thema „Werte“ vorgesehen sowie ein „Heimat-Newsletter“, über den Informationen gebündelt und der Austausch mit der Bevölkerung ausgebaut werden sollen.
Parallel dazu sollen die Kommunen finanziell und strukturell gestärkt werden, da sie nach Fürackers Worten der zentrale Ort des Lebens und Zusammenhalts sind. Die bisherige Bilanz der seit 2014 laufenden Strategie – darunter Behördenverlagerungen, Investitionen in den Breitbandausbau oder Initiativen wie ein Dialektpreis – wertet der Minister als Beleg dafür, dass Heimatpolitik konkrete Auswirkungen auf Infrastruktur und Identität haben kann. Mit der Fortschreibung bis 2033 will die Staatsregierung diese Linie fortsetzen, bewährte Maßnahmen weiterführen und neue Initiativen starten, um Bayern als attraktiven und zukunftsfähigen Lebensraum zu positionieren.