Le maire de Cannes attaque les figures du macronisme au lancement de sa campagne

05.07.2026


En choisissant Saint-Raphaël (Var) pour lancer sa campagne présidentielle, David Lisnard a donné le ton d’une candidature construite contre ce qu’il décrit comme la continuité du pouvoir actuel. Devant près de 1.500 personnes selon les organisateurs, le maire de Cannes et président de l’Association des maires de France (AMF) a pris pour cibles les figures pressenties du camp macroniste pour 2027, notamment l’ancien Premier ministre Édouard Philippe et l’ex-chef du gouvernement Gabriel Attal. « Pourquoi vouloir à nouveau tenter de nous dire que le seul choix rationnel et raisonnable en 2027 serait de reconduire ceux qui ont gouverné et échoué ? », a-t-il lancé.

Candidat libéral, David Lisnard a rompu au printemps avec Les Républicains pour se présenter en solo à la présidentielle. Cette prise de distance s’est doublée d’une attaque frontale contre ce qu’il appelle « un petit monde parisien » qu’il dit avoir « découvert » via ses fonctions à la tête de l’AMF. Il décrit un milieu qui « fréquente les mêmes cercles, les mêmes lieux de pouvoir » et partage « les mêmes habitudes et les mêmes réflexes ». Selon lui, le pouvoir resterait ainsi concentré entre les mains d’une même élite politique et administrative.

Le maire de Cannes va plus loin en qualifiant cette élite de « caste » qui « confond sa survie avec celle du pays ». À l’en croire, cette classe dirigeante « s’affole » à l’approche de la présidentielle de 2027 et se montrerait « prête aujourd’hui à toutes les alliances de circonstances, à toutes les compromissions morales et politiques, à tous les reniements ». Dans ce registre, il fait allusion, sans le nommer explicitement dans ses discours rapportés, au quasi-soutien apporté récemment par le responsable LR Laurent Wauquiez à Édouard Philippe, fondateur du parti Horizons.

En s’attaquant aux « héritiers » du macronisme et à un « petit monde parisianiste », David Lisnard cherche à se positionner comme une alternative issue des territoires, en rupture avec les accords jugés opportunistes entre formations traditionnelles et ex-cadres de la majorité. S’il n’a pas détaillé lors de cette réunion les contours d’un programme, la mise en scène de ce lancement de campagne et la dénonciation des « compromissions » esquissent une stratégie centrée sur la critique de la continuité et du jeu d’alliances au sommet, à près de trois ans de l’échéance présidentielle.

Bundesrat stärkt Apotheken mit neuen Befugnissen bei Prävention und Therapie

15.06.2026


Apotheken in Deutschland erhalten deutlich mehr Handlungsspielraum: Der Bundesrat hat eine Reform der schwarz-roten Koalition passieren lassen, die die Rolle der Offizinen im Gesundheitswesen spürbar aufwertet. Ziel ist es, die wohnortnahe Versorgung zu stärken, Wartezeiten in Arztpraxen zu reduzieren und Prävention sowie Früherkennung auszubauen. Das Paket war zuvor bereits vom Bundestag beschlossen worden.

Kern der Reform ist ein erweitertes Leistungsangebot in Apotheken. Künftig sollen dort zusätzliche Vorsorge- und Früherkennungsuntersuchungen möglich sein, etwa zu Herz-Kreislauf-Erkrankungen, Diabetes oder Angeboten rund um das Rauchen. Apotheken können damit stärker als bisher in der Prävention ansetzen und Risiken identifizieren, bevor es zu manifesten Erkrankungen kommt.

Auch im Impfbereich werden die Kompetenzen ausgeweitet. Neben den bereits etablierten Grippe- und Corona-Impfungen dürfen Apotheken künftig alle Schutzimpfungen mit sogenannten Totimpfstoffen anbieten, darunter etwa Tetanus. Ergänzend werden Blutabnahmen erlaubt, etwa um Medikamentenwirkungen zu kontrollieren. Damit rücken Apotheken näher an klassische ärztliche Tätigkeitsfelder heran, ohne diese vollständig zu ersetzen.

Besonders sensibel ist die neue Möglichkeit, in eng begrenzten Fällen verschreibungspflichtige Medikamente ohne ärztliche Verordnung abzugeben. Erlaubt ist künftig die einmalige Ausgabe der kleinsten Packungsgröße auf Selbstzahlerbasis, wenn ein Arzneimittel seit längerem eingenommen wird und die Fortführung der Therapie keinen Aufschub erlaubt. Die Regelung soll Versorgungslücken schließen, etwa wenn ein Rezept nicht rechtzeitig vorliegt, und bleibt zugleich strikt begrenzt, um Missbrauch zu vermeiden.